Quand Montpellier réinvente les « Folies »

Montpellier les folies

L’aventure a commencé en 1977, lorsque l’architecte catalan Ricardo Bofill s’est vu confier par le maire de l’époque, Georges Frêche, le pharaonique (36 ha) projet Antigone à l’architecture néo-classique avec ses grandes places, ses larges avenues piétonnes, ses jeux de perspectives, sa symétrie, ses combinaisons de plans circulaires et carrés, ses colonnes et frontons. Ce sera le début de l’extension de la ville vers l’est et de la renaissance des bords du Lez notamment Port Marianne, véritable laboratoire d’architecture contemporaine où ont œuvré des architectes prestigieux.

En 2013 émerge le projet des « 12 folies architecturales du XXIème siècle », en référence aux célèbres « Folies » montpelliéraines qui ont marqué l’histoire architecturale de la ville et contribuent, encore aujourd’hui, à son identité.

                                                                 

Comme un blason dans la ville, l’Hôtel de Ville de Jean Nouvel

 

A l’intersection entre centre ancien et nouveaux quartiers de Port Marianne, à proximité du Lez, se dresse un imposant parallélépipède ouvert fait de béton, acier, bois, aluminium, inox et verre : l’Hôtel de Ville signé Jean Nouvel et François Fontès (premier projet urbain du XXI ème siècle). Ce monolithe aux variations bleues – « bleu comme le ciel, comme la mer, comme le blason de la ville » – est un patchwork de matériaux, d’effet vitrail ou cinétique qui s’accentue encore lorsque les façades se reflètent dans l’eau ; il est devenu la porte de Port Marianne. « ELLE se donne à voir comme une grande porte ouverte transparente sur sa lumière et sur le parc ».

Lorsque l’on s’en approche, le bâtiment se complexifie ; aucune façade n’est identique à l’autre : « ELLE est tissée de tasseaux métalliques, de lignes orthogonales ou parallèles où le hasard semble affronter la logique. Au nord-ouest des lames fines strient la vue sur la ville. A l’ouest et à l’est des persiennes projetables aux lames orientables créent un aléatoire toujours renouvelé. Au sud, des brise-soleil horizontaux préservent la vue sur le parc et le lointain. Quatre façades différenciées unies par les rythmes et le matériau. Tissages dans deux dimensions… » Jean Nouvel

 

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